Le président de Tourcom part en guerre contre la fermeture des berges à Paris

Le président de Tourcom part en guerre contre la fermeture des berges à Paris

Suite à la récente décision de la maire de Paris de fermer les berges de la Seine aux voitures, Richard Vainopoulos, président de Tourcom, s’insurge contre la mesure, dont il redoute les conséquences en matière de transport des visiteurs dans un contexte de désaffection des touristes pour la capitale française.

Difficultés de circulation accrues en perspective dans Paris

Comme les taxis, les commerçants, le Medef ou encore la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV), Richard Vainopoulos s’oppose au projet de fermeture des voies sur berges. Pour lui, essayer de se passer de voiture dans la ville relève de l’utopie. En effet, avec l’augmentation du nombre de voitures, les bouchons sont de plus en plus fréquents et durables.

Si ces voies ne sont plus accessibles, selon la commission d’enquête publique, 75 % des véhicules habitués à les emprunter se concentreront sur le quartier du Marais, ainsi que les 5e et 6e arrondissements.

La situation risque donc de s’aggraver, alors que le cas des autocars pénalise déjà le tourisme. En effet, ceux-ci ne disposent plus que de 400 places intra-muros quand ils transportent quotidiennement 200.000 visiteurs au cœur de la saison touristique, paient leur triple en frais de stationnement et interdits des couloirs de bus, ont des temps de trajets plus longs.

Impacts négatifs sur toute l’industrie touristique parisienne

La conséquence est immédiate pour les hôtels du centre. Contraints de marcher pour rejoindre leur car et d’embarquer ou de débarquer dans un laps de temps très court, une grande partie des voyagistes étrangers privilégient pour le confort de leurs clients des hôtels périphériques facilement accessibles.

Richard Vainopoulos déplore en outre dans sa tribune le recul marqué des séjours touristiques et des congressistes dans la Ville Lumière du fait de ces décisions « politiques ». En cas de fermeture effective des berges, les secteurs liés au tourisme (hôtellerie, restauration, commerces) perdraient entre 20 et 30 % de leur chiffre d’affaires.

Paris n’est d’ailleurs plus considéré comme un passage obligé pour les touristes. Les TO, en particulier d’Asie, modifient leur programme pour minimiser le temps passé dans la capitale (notamment le dimanche). Or, la chute de la fréquentation va de pair avec celle des recettes dans un contexte économique tendu. D’autant que le budget prévu par le gouvernement pour la relance de l’industrie touristique est dérisoire.

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