Agent de voyages : la valorisation de la profession passe par une profonde remise en cause des mentalités, par Richard Vainopoulos

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Agent de voyages : la valorisation de la profession passe par une profonde remise en cause des mentalités, par Richard Vainopoulos

Richard Vainopoulos, président de TourCom, a accordé une interview au site d’information L’Echo Touristique, dans laquelle il dresse un état des lieux de l’activité réceptive du réseau et partage sa vision de l’avenir de la profession.

Pensez-vous développer prochainement un nouveau concept d’agence, comme le font certains de vos concurrents ?

Nous avons l’intime conviction que la qualité du service rendu doit primer sur le mode de distribution. Peu importe la manière dont vous distribuez vos produits, ce qui compte réellement c’est que le client se sent satisfait et qu’il est sûr de trouver des réponses à ses besoins chez vous. Et c’est particulièrement vrai chez TourCom. Dans notre réseau, certaines agences adoptent une approche classique en privilégiant un contact physique avec le chaland en magasin. D’autres, comme Karine et Paulo avec leur travel truck, font preuve de créativité en faisant du porte-à-porte, même si ce concept a encore peu de chance de faire des émules.

Vous vous êtes lancé dans le réceptif depuis pas mal d’années, où en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous avons enregistré une forte hausse de nos ventes sur ce créneau à 7 %, avec un chiffre d’affaires de plus de quarante millions d’euros. Le réceptif représente désormais près d’un dixième de notre activité loisirs. Nous pouvons dire que nous sommes leaders sur ce segment. La clé de notre réussite est notre maîtrise totale du produit. Nous proposons un vaste choix de réceptif ainsi qu’une assistance technique efficace pour aider nos adhérents pour l’élaboration de devis, les traductions ou encore la négociation des prix des billets aériens, entre autres exemples.

Malgré tout, il nous reste encore un long chemin à faire pour parvenir à notre rythme de croisière, estimé à 100 millions d’euros. En effet, beaucoup de nos agences affiliées, par manque d’informations, hésitent encore à mettre le pied sur ce marché.

Quelle est pour vous la qualité qu’il faut avoir pour être agent de voyages ?

L’agent de voyages doit avoir la fibre commerciale. Cela va de soi. L’ennui, c’est que l’argent reste un sujet qui met toujours mal à l’aise en France, alors que cela ne devrait pas l’être. Il ne faut pas avoir peur de demander des prix élevés pour certaines prestations, car c’est ainsi qu’on pourrait valoriser la profession. Et aussi ne pas céder aux sirènes des pressions consuméristes qui ont tendance à tirer les prix vers le bas au détriment de la qualité.

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